bulletins

Bulletin – La voix des régions – lundi 11 mai 2015

LUNDI 11 MAI 2015

La Voix des régions est un nouvel outil de communication pour les régions du Québec qui abordera plusieurs enjeux cruciaux pour le développement régional. En partageant une information commune et en réunissant les forces vives de l’ensemble de nos régions, nous pourrons ensemble nous assurer de faire entendre La Voix des régions! En ce sens, nous vous invitons à partager cet outil et à y contribuer.

Les sommets socioéconomiques : une nécessité pour redéfinir les outils de gouvernance et de développement régional

Lors d’une rencontre ayant eu lieu le 1er avril entre la coalition « Touche pas à mes régions! » et le premier ministre du Québec, M. Philippe Couillard, ce dernier a suggéré à maintes reprises que des sommets socioéconomiques, similaires à l’activité organisée et financée par la Conférence administrative régionale, qui se tiendra le 18 juin au Saguenay-Lac-St-Jean, soient réalisés dans l’ensemble des régions qui en feront la demande.

Depuis, certaines régions ont demandé la tenue de telles activités à l’automne. Cette mobilisation régionale sera extrêmement importante dans le contexte où les régions doivent redéfinir leurs outils de concertation et de développement.

Si vous êtes un citoyen ou une citoyenne, un acteur du développement régional élu ou issu du secteur de la santé, des milieux communautaire, économique ou culturel, etc., et que vous estimez que cette activité est pertinente, nous vous invitons à en faire la demande auprès de votre ministre régional, comme proposé par le premier ministre.

La culture doit demeurer vivante dans l’ensemble des régions du Québec

Le ministre Pierre Moreau s’insurgeait récemment parce que des Conférences régionales, avaient acquis des œuvres d’art. À ce sujet, la coalition « Touche pas à mes régions! » estime qu’il est indispensable que la culture régionale soit promue et encouragée. La Politique d'intégration des arts à l'architecture et à l'environnement des bâtiments et des sites gouvernementaux et publics, a permis à l’ensemble du Québec de soutenir la culture. Cet esprit de soutient et de protection des arts de nos milieux régionaux est aussi important que l’esprit qui a mené à cette politique. D’ailleurs, ce soutient a permis aux artistes de nos régions de développer leur talent et de faire rayonner leur région d’origine mais aussi l’ensemble du Québec en nous représentant à l’étranger. Maintenant la question se pose qui va soutenir nos artistes régionaux? Ils ont peu de source de financement et de moyen d’exposer leur talent et leur créativité.

Modification au programme AccèsLogis et centralisation des offices municipaux d’habitation (OMH)

En plus d’avoir modifier les règles, sans préavis, du programme AccèsLogis, rendant précaire la réalisation de centaines d’unités de logement dans l’ensemble des régions du Québec, le gouvernement souhaite réduire le nombre d’offices d’habitation avec comme objectifs d’accroitre l’arrimage avec la gouvernance de proximité qui sera confiée aux municipalités régionales de comté (MRC), de structurer l’administration du réseau à partir d’effectifs à temps complet et d’informatiser les processus de gestion du logement social (source : ROHQ express).

Pour ce faire, le ministre Pierre Moreau a demandé au Regroupement des offices d’habitation du Québec (ROHQ) de transmettre des recommandations pour le 30 juin, en mentionnant qu’il avait une ouverture à ne pas imposer une solution ou une structure unique à l’ensemble des régions du Québec.

La coalition « Touche pas à mes régions! » souhaite que le gouvernement du Québec soit très attentif aux recommandations qui seront formulées par le ROHQ et que des solutions adaptées aux besoins de chacune des régions du Québec soient identifiées. C’est en travaillant en étroite collaboration avec les acteurs concernés que des solutions novatrices et créatives pourront être identifiées en vue d’atteindre l’équilibre budgétaire, tout en s’assurant que des services de qualité soient offerts aux Québécois et Québécoises.

Centralisation des coopératives de développement régional (CDR)

Le gouvernement du Québec poursuit son exercice de centralisation. Ce sont maintenant les CDR qui seront fusionnées pour former une seule organisation nationale. Une fois de plus, plusieurs acteurs concernés n’ont pas été consultés. Le gouvernement procède à la destruction de l’ensemble des outils de concertation que possédaient les régions dans les secteurs de la santé, de l’éducation, du développement social et économique, de la jeunesse, etc.; et les conséquences seront extrêmement néfastes pour le développement régional. Encore une fois, force est de constater l’absence de vision du gouvernement du Québec en matière de développement régional.

La rumeur cours que le gouvernement du Québec envisage une centralisation des Coopératives de Développement Régionales (CDR). La coalition « Touche pas à mes régions! » invite ce dernier à consulter les acteurs régionaux tels que préfets, maires et administrateurs de ces coopératives avant de prendre une décision finale. Les conséquences pour les régions d’un tel geste doivent être connues par le ministre. Également, des solutions peuvent être proposées  afin d’amoindrir les objectifs recherchés par une telle décision. Il s’agit d’un outil de développement régional important et nécessaire pour concrétiser des projets. Ces derniers sont multiples et remplissent des besoins énormes pour l’ensemble des communautés, qu’elles soient rurales ou encore urbaines.

Frais de gestion des CRÉ : halte à la désinformation

Le ministre Moreau continue de propager de l’information erronée. En effet, il martèle depuis des mois que les frais de gestion des Conférences régionales des élus (CRÉ) atteignaient jusqu’à 62 %. Pourtant, à la demande du Vérificateur général, les CRÉ, en collaboration avec le ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire (MAMOT), ont uniformisé les façons d’effectuer leur comptabilité et l’Annexe E, convenue avec le MAMOT et transmise au gouvernement du Québec, démontre que la moyenne des frais de gestion des CRÉ s’établissait plutôt à 9 %, la plus élevée se situant à 12 %.

Pages